À l’heure où j’écris ces lignes, nous sommes confortablement installés dans notre appartement, dans un quartier calme de Montréal. Avant de revenir plus précisément sur les démarches qui nous ont menées jusqu’ici (si ça t’intéresse bien sûr !), je vais d’abord te raconter notre arrivée au Canada et les jours qui ont précédé. 

Notre arrivée au Canada

Notre arrivée au Canada

Cela fait maintenant depuis le mois d’Octobre 2019, que nous savons que nous allons partir au Canada. Une fois la date choisie pour mon embauche mi-septembre, nous avons pris nos billets d’avion pour une arrivée au Canada fin août. Le covid ne nous empêchera pas de partir vu que je fais partie des travailleurs essentiels, mais il nous aura bien compliqué la tâche (on y reviendra dans un article dédié ce serait trop long d’en parler ici !)

Bref, c’est décidé, on prend l’avion pour Montréal le 24 Août 2020.

Préparation du départ

✧ Le casse tête de la valise

Faire ses valises pour partir vivre dans un autre pays est toujours un casse tête, d’autant plus quand on part avec un bébé. Privilégier ce qui est important, tout en respectant le poids autorisé de 23 kg en soute. On part avec Air transat en classe éco, donc nous avons le droit à une valise tous les deux et on a pris une valise en plus pour Eneko, pour 80€.

Notre départ est prévu pour le lundi, c’est donc le vendredi 21 qu’on décide de se mettre aux valises, pour voir si tout rentre. Petit détour au magasin pour aller acheter une valise plus grosse ! Il faut dire que la valise d’Eneko était quasi pleine rien qu’avec ses couches lavables ! Heureusement que ses vêtements ne prennent pas trop de place !

Au final on avait deux grosses valises et un sac de voyage en soute. Et c’est là qu’on remercie ceux qui ont inventé les sacs sous vide ! On a tendance à être minimalistes surtout en voyage, mais partir avec un enfant c’est vraiment différent !

En plus de nos trois valises en soute, on avait aussi un gros sac photo, une valise cabine, un sac à langer avec les couches, un petit sac à dos avec les jeux pour l’avion, une saccoche pour les ordis, un sac de bouffe (car Air transat nous avait prévenu qu’à cause du covid on ne pourrait pas avoir de menu spécial végétarien), mon sac à main, un porte bébé et une poussette.

Notre arrivée au Canada

✧ Soirée de départ avec toute la famille

Samedi 22, nous organisons une petite soirée de départ avec nos proches, chez mes parents. Cause covid, on prie pour qu’il fasse beau et qu’on puisse rester dehors, tout en respectant les distances de sécurité (ouais tu parles !)

Bon, maintenant, à deux jours du départ, c’est un peu moins le stress, mais ce foutu covid nous aura bien embêté pendant ces vacances d’été. Hors de question de se voir refouler le départ qu’on attend depuis un an, à cause de cette maladie… On s’est un peu privés, mais c’était pour la bonne cause !

Bref, samedi soir tout le monde est là, et ça nous réchauffe le coeur avant le départ. Cette fois c’est différent, on ne part pas seuls, mais avec notre petit bout qui aura bien grandit la prochaine fois qu’on reviendra en France…

Jour J : Lundi 24 Août 2020

Notre arrivée au Canada

Direction l’aéroport

C’est le jour J, on se lève sans stress à 8 h. Notre avion est à 12 h 35, on prévoit donc de se rendre à l’aéroport pour 10 h. En ce moment il vaut mieux prévoir large vu les exigences pour se rendre au Canada (les frontières sont toujours fermées).

Les valises sont prêtes, mais il y a toujours du bazar de dernière minute à faire rentrer quelque part… Coup de chaud, nos valises dépassent le poids autorisé… On verra bien à l’aéroport, on enlèvera des choses non essentielles si besoin…

Nous n’avons pas réussi à vendre notre voiture avant de partir, alors on la laissera en dépôt vente en croisant les doigts pour qu’elle parte rapidement… Maintenant ça ne sert plus à rien de stresser pour ça, c’est trop tard de toutes façons !

Mes parents et mes frères nous accompagnent pour ce départ. On arrive à l’aéroport de Bordeaux Mérignac. Quel bordel avec tous ces travaux ! C’est parti pour une journée entière à porter le masque…

On trouve notre guichet d’embarquement, il y a déjà un monde fou… Un jeune se fait recaler juste devant nous, il n’a pas tous les papiers nécessaires à son départ (on le recroisera finalement à la descente de l’avion)… Ils ont l’air plus tatillon que ce à quoi je m’attendais…

Notre arrivée au Canada
Notre arrivée au Canada

Le stress de l’enregistrement

J’ai préparé tout un dossier pour partir avec toutes nos autorisations : deux lettres d’introduction aux permis de travail, l’AVE d’Eneko, l’exemption de voyage d’Eneko et Francis pour qu’ils aient le droit de m’accompagner (je suis la seule autorisée à partir du fait de mon métier…), ma lettre d’embauche et bien sûr, nos passeports.

Avant de présenter tout ça, on nous prend la température. Pas de soucis pour nous de ce côté-là. Puis, je montre mon dossier à l’hôtesse. Elle nous demande nos permis de travail que nous n’avons pas (ceux-ci nous seront délivrés à l’arrivée)… Elle appelle sa supérieure, qui, après vérification nous valide l’embarquement ! Ouf ! Elle me dit même qu’un autre passager avait la même lettre d’embauche que moi (une ancienne collègue de Bordeaux se retrouve dans le même avion que nous et travaillera au même hôpital que moi ! Le monde est petit !)

J’ai fait nos enregistrements en ligne la veille donc tout est ok, il ne nous reste plus que les valises à enregistrer…Sur trois valises, deux dépassaient le poids et pas qu’un peu ! Mais c’est passé sans qu’on nous dise quoi que ce soit ! 

Maintenant il n’y a plus qu’à attendre l’embarquement. 

Notre arrivée au Canada
Notre arrivée au Canada
Notre arrivée au Canada

✧ C’est bon, on embarque !

Juste le temps de prendre un dernier café en famille, et c’est parti pour passer la sécurité. Je déteste toujours ce moment, car même si nous n’avons rien d’interdit dans nos bagages, c’est tout un stress pour aller vite, alors qu’on a mille trucs à sortir. Encore plus avec un enfant ! Car oui, Eneko doit passer seul à traverser le portique et sa poussette au scanner. Au final Francis s’est cru dans le Roi Lion à faire passer Eneko sous le portique à bout de bras !!

Un dernier au revoir de loin, une fois passée la sécurité, nous voilà seuls…On fait la queue avant d’entrée dans notre salle d’embarquement avec vérification des billets et reprise de la température, on sait jamais si entre temps…

Puis, on est appelés dans l’ordre pour que les passagers du fond de l’avion entrent en premier (pas de priorité en fonction des classes ou des enfants). Il y a pas mal d’enfants sur le vol, on se sent moins seuls d’un coup ! C’est les autres passagers qui vont être contents !

On laisse la poussette à l’entrée de l’avion, porte bébé sera notre sauveur, on est déjà suffisamment chargés !

Une fois installés dans l’avion, on se rend compte que l’avion est quasi plein… On a même quelqu’un à coté de nous…

C’est un petit A321 avec deux rangées de trois sièges…On se regarde avec notre voisin… Heureusement, une hôtesse nous demande si on voyage ensemble et le fait changer de place rapidement !

Il y a a priori 20 places de libres dans l’avion. Moi qui pensais qu’en temps de covid les avions serraient vides…

L’avion avec un bébé de 15 mois

On décolle. Eneko est sur mes genoux il regarde avec attention par la fenêtre, mais il bouge non stop… Plus que 7 h 45 de vol ! …
On demande rapidement à faire chauffer son plat, car il est déjà 13 h. On a décidé de ne pas manger avant de partir pour avoir plus d’occupation pendant le vol ! Tu te rappelles, je t’ai dit qu’Air Transat nous avait prévenu qu’à cause du coronavirus, ils ne pouvaient pas nous fournir notre repas spécial, on a donc tout prévu. Finalement, on nous propose le choix entre un sandwich au poulet ou végétarien ! Le top ! Le comble, c’est que c’est la première fois que notre demande de plat végétariens est respectée ! On réserve toujours nos menus végétariens à l’enregistrement, mais une fois sur deux il y a un problème et on n’a rien à manger…Le vol se déroule plutôt bien. On a essayé de le faire dormir, mais c’est déjà compliqué en temps normal, donc on a laissé tomber l’affaire. Il bouge dans tous les sens, je ne suis pas mécontente de m’être surchargée avec quelques-uns de ses jouets ! Le top du top, le biberon auquel on enlève la tétine pour y glisser des pâtes !
Notre arrivée au Canada
Notre arrivée au Canada

Quelques instants dans le porte bébé pour le calmer un peu… (À cause du covid on a pas le droit de se promener dans l’avion…) Il a fini par vouloir dormir un peu. 40 minutes max sur un vol de 7 h 45 !C’est déjà pas mal ! J’en ai profité pour fermer les yeux. Pas de film pour nous, nous n’avons pas d’écouteurs standards (Les Apple ne s’adaptent pas) et ils ne nous en fournissent pas…

Finalement le vol passe plus vite que ce que j’aurais pensé. C’est déjà le moment d’atterrir.

Eneko a un peu mal aux oreilles sur la phase de descente, mais avec le sein et le bib d’eau c’est passé nikel. Il est toujours sur mes genoux, il regarde par la fenêtre tout content de pouvoir ouvrir et fermer le store ! Tu voulais voir quelque chose ? Ben tant pis !

Notre arrivée au Canada
Notre arrivée au Canada

Notre arrivée au Canada

On atterrit avec 20 minutes d’avance. 

Pour respecter la distanciation sociale, le débarquement se fait un par un en commençant par l’avant de l’avion. Nous sommes rangée 13, donc on sort finalement assez rapidement.

On arrive dans un aéroport vide. Il n’y a personne. On arrive parmi les premiers aux bornes automatiques avant le passage de douane.

✧ L’immigration

On scanne nos passeport, et on se dirige vers un douanier qui était libre.

Très sèchement il demande à Francis « je vous ai appelé ? », « non », « la prochaine fois attendez qu’on vous appelle… » 

Ça commence bien… On commence à partir, puis il nous dit « c’est bon venez, je suis libre »… Il se fout de nous ou quoi ?! Un mauvais départ, mais tout se passe nickel par la suite. 

À cause du Coronavirus, j’avais téléchargé l’application ArriveCan, il ne nous  demande même pas le code et nous dit de se diriger vers le bureau d’immigration n°1 pour faire nos permis. 

Là on se retrouve avec un douanier qui envoie chier la nenette de devant nous parce qu’elle n’est pas sortie par le bon côté… Mince, il va être pour nous celui-là aussi ! Finalement, il a été très sympathique.

Avec un peu de stress, mais sûre de moi, je dégaine ma pochette avec tous les documents nécessaires à l’immigration :

  • nos passeports
  • ma lettre d’embauche (LE)
  • nos lettres d’introductions au permis (LI)
  • la lettre d’exemption pour Eneko et Francis
  • le papier de la sécu
  • le bail de location…

Au final, il n’a regardé que ma lettre d’embauche et nos LI. En voyant l’entête de ma LE il me dit, « Sainte Justine… Ça m’a l’air suffisamment essentiel pour moi ! » Il n’a même pas regardé la lettre d’exemption.

Il nous a demandé de patienter le temps de faire les papiers.

Pour ce qui est de la quarantaine à l’arrivée, il nous a juste demandé si on était organisé, mais sans plus de détails.

Notre arrivée au Canada

✧ Bienvenue au Canada

30 minutes plus tard, on quitte le bureau d’immigration, nos saints graal permis en main. On a quitté le douanier sur une petite blague, le sourire aux lèvres, avec un « Bienvenue au Canada ! ».

On se rend compte qu’il y a une queue monstre à l’immigration… On a eu beaucoup de chance je crois…

On se dirige vers les tapis pour récupérer nos bagages, qui nous attendent sagement à côté du tapis. (les hôtesse les sortent du tapis quand ça fait trop longtemps qu’elles tournent). On récupère rapidement la poussette et on sort de l’aéroport à la recherche d’un taxis. On est KO, on veut arriver au plus vite. 

Difficulté supplémentaire, il nous faut un taxis avec siège bébé… On avait l’option de commander un uber avec siège bébé, mais bon, on est vraiment KO, on va pas faire les difficiles. On prend le premier taxis big size qu’on trouve, et je prends Eneko sur mes genoux en porte-bébé.

C’est l’heure de pointe apparement (ou alors c’est toujours comme ça !?) mais l’autoroute est bouchée. On arrive à la maison en 45 minutes, délestés de 60 $ de taxis (pourboire compris !)

Notre arrivée au Canada

Home sweet home

On découvre rapidement notre quartier et notre chez nous. On va devoir rester là pendant 14 jours de quarantaine. Hugo, mon frère, est venu le samedi récupérer nos clés et remplir notre frigo (merci pour ça, et mention spéciale pour le Toblerone 😉 )

On récupère nos clés et on découvre enfin notre nid douillet (on avait fait une visite par visio avec nos propriétaires).

On est fatigués, mais heureux. Tout est parfait, on va être bien ici !

Le temps de vider les valises, on est KO, on mange rapide et tout le monde part au lit à 19h ! Avec le décalage horaire, il est 1h du mat pour nous, je sens qu’on va bien dormir !

Notre arrivée au Canada

Voilà ! Tu sais tout de notre arrivée au Canada ! On est très contents que tout se soit déroulé aussi vite et sans accroche ! Quand j’entends des témoignages de personnes ayant attendu 2h voir plus, je me dis qu’on a vraiment eu de la chance ! 

Tu es déjà venu au Canada ? Ça c’est passé comment pour toi ?

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Join the discussion 2 Comments

  • Pauline dit :

    Encore une autre incroyable aventure que vous vivez !! Quel épopée avec votre bout de chou, mais quelle chance que tout se soit goupillé vite et bien !! Très belle article, j’adore tjrs autant vous lire !!
    Profitez bien
    Des bisous

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