19,5 millions de passagers ont transité par l’aéroport de Dubaï au premier trimestre 2023. Ce chiffre n’a rien d’anecdotique : il éclaire la place stratégique de l’émirat et la façon dont le monde s’accorde, ou pas, sur sa géographie. L’ONU classe Dubaï dans la région Asie de l’Ouest, alors que de nombreux guides touristiques emploient le terme « Moyen-Orient ». Les compagnies aériennes, elles, segmentent parfois la destination dans leurs catégories « Asie » ou « Moyen-Orient » selon les besoins marketing.
Au sein des Émirats arabes unis, Dubaï détient un statut particulier d’émirat, avec son propre gouvernement local. Ce territoire attire chaque année plus de 16 millions de voyageurs, venus découvrir ses quartiers emblématiques, ses gratte-ciel et ses sites culturels majeurs.
Dubaï : entre continent asiatique et région du Moyen-Orient, quelle est sa véritable place sur la carte ?
Si l’on ouvre un atlas, Dubaï se situe sans équivoque sur le continent asiatique. L’émirat, membre à part entière des Émirats arabes unis, partage avec Abou Dabi, Sharjah et les cinq autres États fédérés une longue bande côtière sur le golfe Persique, à la pointe de la péninsule arabique. Sur le plan géographique, le dossier paraît classé : l’Asie l’emporte. Mais la réalité quotidienne, elle, s’amuse des cases toutes faites.
Le « Moyen-Orient », terme inventé par les diplomates britanniques à l’aube du XXe siècle, s’est imposé dans les usages courants. Ce label regroupe des territoires aux histoires mêlées : Arabie saoudite, Oman, Iran, Qatar, et bien sûr Dubaï qui, par ses échanges, ses traditions et ses réseaux, partage un destin régional. Sur une carte du monde, Dubaï s’affiche en Asie, mais la ville s’imprègne d’influences venues de tout l’Orient arabe et persan.
La classification de l’ONU, rigoureuse, range l’émirat dans l’Asie occidentale. Mais médias, diplomates et professionnels du tourisme préfèrent souvent parler du Moyen-Orient, une notion plus souple, plus évocatrice de ce carrefour où le Rub’ al Khali, le plus grand désert de sable, côtoie des gratte-ciel futuristes. La position de Dubaï dépasse largement le cadre administratif : elle se construit sur une histoire de traités, d’échanges économiques et de dynamiques régionales évolutives.
Quartiers emblématiques, pays voisins et expériences incontournables pour découvrir la ville
Explorer Dubaï, c’est circuler d’un univers à un autre en quelques stations de métro. Au centre, Downtown Dubaï s’impose avec sa silhouette spectaculaire : la Burj Khalifa perce le ciel, entourée de centres commerciaux géants, de galeries d’art et de boutiques de luxe. Les rues y bourdonnent, tout respire la démesure.
Plus à l’ouest, Dubaï Marina s’étire le long de canaux animés et de promenades bordées de gratte-ciel, tandis que les yachts se balancent au pied des terrasses branchées. Bluewaters, île artificielle reliée à la côte, attire les regards avec sa grande roue, l’Ain Dubai, qui tutoie l’horizon.
La Palm Jumeirah, cette île artificielle en forme de palmier, abrite hôtels spectaculaires, villas privées et plages réservées. Mais Dubaï ne se résume pas à ses icônes modernes. À Deira ou Bur Dubaï, l’ambiance change : ruelles étroites, souks parfumés d’épices, dhows chargés de marchandises rappellent la cité marchande d’autrefois.
Dubaï ne vit pas en vase clos. Voici quelques voisins qui participent à son rayonnement :
- Sharjah, toute proche, propose une vie culturelle riche et un attachement marqué à la tradition islamique.
- Abou Dabi, capitale du pays, se distingue par ses musées, à commencer par le Louvre Abu Dhabi, et une scène artistique en pleine effervescence.
- Plus au nord, Ajman et Ras Al Khaimah offrent des plages paisibles et des paysages de montagne pour varier les plaisirs.
Les connexions internationales sont à la hauteur de cette effervescence : l’aéroport de Dubaï dessert directement l’Iran, le Qatar, le Royaume-Uni, la France ou encore le Pakistan. La monnaie locale, le dirham des Émirats, règne sur les transactions, mais c’est la diversité de la population étrangère qui imprime sa marque à la ville. L’anglais domine le monde des affaires, les langues se mêlent dans les rues, et chaque communauté apporte son énergie à cette métropole qui ne s’arrête jamais. Dubaï, c’est la promesse d’un voyage entre deux mondes, à la croisée des continents et des imaginaires.


