Que faire à Palma de Majorque quand on adore la plage et la mer ?

Le rivage de Palma de Majorque attire chaque année plusieurs millions de visiteurs, mais la majorité ne dépasse jamais les plages les plus célèbres. Les chiffres de fréquentation démontrent pourtant un engouement continu pour des zones moins exposées, souvent ignorées par les guides traditionnels.

En marge des stations balnéaires saturées, plus de 200 plages répertoriées jalonnent l’île. Certaines restent quasi vides même au cœur de la saison estivale. Grâce à une réglementation locale attentive, plusieurs criques et fonds marins ont pu conserver leur caractère originel. Cela ouvre un large éventail d’expériences : snorkeling discret, petites excursions maritimes à l’abri des regards, balades au gré des sentiers côtiers laissés de côté par les circuits classiques.

Les plus belles plages de Palma et les secrets d’une baignade réussie

Sur la côte sud-ouest de l’île de Majorque, le littoral de Palma aligne une succession de plages au charme singulier. Les eaux transparentes qui bordent la capitale des Baléares appellent à la détente, mais chaque plage impose son rythme, sa lumière, son tempo. Playa de Palma, longue bande dorée, s’étend sur près de cinq kilomètres. Bars de plage, coins ombragés et animations se succèdent, tandis que le centre historique reste accessible à pied ou à vélo. En s’éloignant un peu, Cala Major propose une ambiance plus confidentielle : l’eau y est claire, les matinées souvent silencieuses. Can Pere Antoni, quant à elle, attire familles et locaux, avec sa vue ouverte sur la cathédrale et les vieux quartiers.

Certains connaisseurs préfèrent délaisser les plages les plus fréquentées pour découvrir des sites plus discrets :

  • Es Carnatge, écrin sauvage sans constructions, à l’écart des foules,
  • la modeste Cala Estància, protégée du vent et rarement bondée,
  • ou encore la plage de Ciudad Jardín, appréciée des habitants pour son atmosphère paisible.

Pour profiter d’une baignade vraiment plaisante, mieux vaut arriver tôt : la lumière rasante magnifie le paysage et la mer est plus calme. Un masque et un tuba permettent d’explorer des fonds marins encore riches en posidonies, ces prairies sous-marines vitales pour l’équilibre naturel. L’eau, entre 22 et 27°C de juin à septembre, invite à la baignade prolongée. Quant à l’accueil, les établissements de la baie de Palma savent conjuguer confort et authenticité sans jamais tomber dans la caricature.

Famille construisant un château de sable sur la plage

Activités nautiques, criques confidentielles et conseils pour profiter de la mer toute l’année

Pour ceux qui aiment bouger sur l’eau, la baie de Palma offre d’infinies possibilités. Au port, les clubs nautiques organisent des sorties en catamaran ou en paddle, parfaites pour explorer les contours de la côte et ses eaux limpides. À l’écart de l’agitation, on trouve des criques isolées bordées de pins. Entre Deia et Soller, à l’ombre de la serra de Tramuntana, Cala Deià attend les visiteurs patients. L’accès, un peu raide, assure la tranquillité du lieu.

Voici quelques sites privilégiés par les amoureux de nature et de fonds marins :

  • Le parc naturel de Mondragó, dont les sentiers conduisent à Cala Mondragó et Cala S’Amarador, plages protégées où l’eau prend des reflets d’aigue-marine et les promontoires rocheux offrent un panorama unique,
  • La région de Porto Cristo et Cala Romantica, repaires des passionnés de snorkeling, où il n’est pas rare d’apercevoir rascasses et sars dans un environnement peu modifié par l’homme.

Pour profiter de la mer douze mois sur douze, il suffit d’ajuster ses habitudes. En hiver, les vents balaient la côte nord-ouest entre Pollenca et le port de Soller. Les plus téméraires savourent alors la basse saison : silence, lumière mordorée, criques désertées. La baignade se transforme en expérience rare, presque méditative, dans un décor naturel qui semble soudain offrir l’île rien que pour soi.

Majorque ne se limite jamais à ses clichés balnéaires : ici, la mer se découvre, se traverse, se respire, et réserve toujours, pour qui ose sortir des chemins battus, la surprise d’un horizon neuf.